Archive pour la catégorie 'Citoyenneté'

« Tweet your Senator » : Obama, Twitter et réforme de santé…

J’avais déjà abordé en juillet, les difficultés attendues par Barack Obama dans le cadre de sa réforme de santé (Barack Obama pour des choix de santé abordables)

Barack Obama déploie depuis tous les moyens imaginables pour faire pression sur les Sénateurs jusqu’à faire de Twitter un outil de lobbying !

« Tweet your Senator »

Avec « Tweet your Senator », Barack Obama utilise Twitter comme un véritable outil de mobilisation citoyenne. Accessible depuis le site « Organizing for America ».

Faire pression sur les élus récalcitrants

Pour tenter de faire céder les élus démocrates récalcitrants, Barack Obama en appelle à son électorat en leur demandant d’adresser des Tweets à leur Sénateur. Pour cela, il suffit de taper son code postal et d’adresser un message court (de moins de 140 caractères)…

Une superbe représentation graphique et interactive permet de suivre le nombre et le lieu de ces Tweets…

Avec « Tweet your Senator », Barak Obama se sentira-t-il plus fort ?

La télésanté : une réponse aux changements nécessaires de l’offre de soin ?

Télésanté

Considérant que la télésanté pourrait être un outil d’amélioration de notre système de soins en participant pleinement à la préservation des valeurs de notre société, fondée sur l’égalité et la solidarité et qu’il incombe aux pouvoirs publics de mettre en place les conditions favorables à son essor, le Premier Ministre, Monsieur François Fillon, avait confié à Pierre Lasbordes, Député de l’Essonne, une mission auprès de Madame Roselyne Bachelot-Narquin, Ministre de la santé et des sports, dont l’objet était de proposer au Gouvernement un plan concret de déploiement de la télésanté dans les domaines médical et médico-social.

Le rapport Labordes sur la télésanté remis officiellement cette semaine

Ce rapport a été remis officiellement cette semaine montre qu’il  est urgent d’agir car la technologie est au stade de maturité ; les industriels prêts ; les professionnels de santé, les associations de patients (le Collectif Interassociatif Sur la Santé) favorables ; les mutuelles, les sociétés d’assurances, la Caisse Nationale de Solidarité pour l’Autonomie déjà engagées dans le processus tandis que la Caisse Nationale d’Assurance Maladie des Travailleurs Salariés souhaite y prendre toute sa place.

15 recommandations pour un déploiement immédiat

Après avoir présenté les enjeux et les bénéfices attendus, ce rapport présente 15 recommandations concrètes pour un déploiement immédiat.

  1. Concrétiser l’engagement pour la télésanté par un déploiement pluriannuel régional de projets pilotes
  2. Réduire la fracture territoriale sur le plan médical et médico-social
  3. Mettre en place des services de télésanté pour favoriser le maintien à domicile et accompagner la sortie d’hospitalisation
  4. Offrir un meilleur usage de la permanence des soins notamment l’accès aux urgences
  5. Mobiliser la télésanté au service des handicapés et des personnes âgées dépendantes
  6. Ouvrir les établissements pénitentiaires à la télésanté
  7. Sécuriser et responsabiliser les acteurs par la mise en place d’un nouveau cadre juridique
  8. Définir de nouveaux modes de rémunération maîtrisés
  9. Labelliser les services et les produits et accréditer les prestataires
  10. Former tous les professionnels de santé, les professionnels médico-sociaux et les aidants
  11. Ouvrir un portail « grand public » d’information sanitaire, médicale et médico-sociale
  12. Mettre en oeuvre une politique industrielle incitative et innovante
  13. Améliorer l’observance médicale et développer l’éducation thérapeutique des patients
  14. Sélectionner les investissements productifs
  15. Lancer un plan de communication national pour informer et générer l’intérêt et la confiance

Un plan quinquennal éco-responsable

Au travers d’une feuille de route 2010-2014 très volontariste, l’ambition de ce rapport est d’offrir à l’ensemble des français :

  • un accès aux soins facilité,
  • une meilleure qualité de soins,
  • un maintien à domicile aussi long que possible, participant à la préservation du lien social,
  • un plus grand confort dans la prise en charge replaçant l’usager et le patient au cœur des dispositifs de santé,
  • l’opportunité pour l’industrie française de devenir un leader mondial des applications de télésanté et notamment de la consultation à distance et de l’hospitalisation à domicile.

Le maillage des professionnels de santé entre eux, mais aussi avec les patients

La télésanté et la télémédecine, en créant un véritable réseau entre tous les professionnels de santé (médecins, pharmaciens, infirmiers, et ;) et les patients, pourraient, de façon efficiente, être une des réponses aux profonds changements nécessaires de l’organisation actuelle des soins et participer à la réconciliation nécessaire du médical et de l’économique, en proposant des outils contribuant à la maitrise des dépenses de santé.

Le Grand emprunt : une opportunité pour la télésanté

Ce rapport suggère, que dans le cadre du Grand emprunt, la France pourrait prendre la décision stratégique d’investir dans la télésanté garantissant ainsi pour les français et les générations futures un système de santé de qualité accessible à tous et en tout lieu sur notre territoire.

« La télésanté en France, un nouvel atout au service de notre bien-être »

Les membres de la mission semblent vraiment convaincus de leurs propositions et de leur plan quinquennal éco-responsable allant même, sans un certain lyrisme, sous-titrer leur rapport : « La télésanté en France, un nouvel atout au service de notre bien-être ».

Rapport Lasbordes: “La télésanté: un nouvel atout au service de notre bien-être” à télécharger

Un projet européen qui ne manque pas d’Air*…

The flags of the 27 EU Member States following enlargement on 1

Le projet de l’Union Européenne dénommé « Air » (« Addressing Inequalities Interventions In Regions »), coordonné par la Région Aquitaine, a été lancé le 3 novembre 2009.
Le principal objectif de Air est de lutter efficacement et durablement contre les inégalités de santé, à travers une nouvelle stratégie en matière de soins de santé primaires.
Ce projet réunit des partenaires issus de quatorze états (Allemagne, Belgique, Chypre, Croatie, Espagne, France, Grande-Bretagne, Grèce, Hongrie, Italie, Malte, Pays-Bas, Pologne, Suède).

Echanges et partage d’expérience entre pays européens

Ce projet vise à renforcer les échanges d’informations et le partage d’expériences relatifs aux politiques de santé publique européennes en matière de soins primaires et plus particulièrement aux actions innovantes favorisant, pour des populations spécifiques, la réduction des inégalités de santé et leurs impacts.

Objectifs de Air

  • Identifier et analyser les bonnes expériences et les meilleures pratiques pour lutter contre les inégalités de santé.
  • Mettre en place une base de données rassemblant les connaissances en matière de lutte contre les inégalités de santé.
  • Formuler des recommandations politiques permettant de mettre en place des politiques de santé publiques tendant à réduire les inégalités de santé.
  • Partager les bonnes expériences et les meilleures pratiques en matière de lutte contre les inégalités de santé.
  • Optimiser les coûts inhérents aux politiques de santé publique.

Un budget de 850 000 euros pour les 30 prochains mois

Le plan d’action pour les 30 prochains mois devait être défini le jour du lancement.
Le projet dispose d’un budget de 850 000 euros pour les 30 prochains mois et aujourd’hui des groupes de travail ont élaboré un plan d’actions.

Le citoyen au cœur du projet

C’est avec ce type de projet que les différents pays européens pourront développer des politiques de santé publique innovante. La convergence de ces politiques de santé publique n’est pas encore pour demain, mais travailler ensemble constitue une étape importante pour apprendre à se connaitre, apprendre et s’enrichir de l’autre afin de bâtir des systèmes nationaux de santé plus cohérents, plus justes et surtout plus performants. Pour cela le citoyen européen doit rester au cœur de ce type de projet.

La définition de l’OMS pour les soins de santé primaire

La définition de l’OMS est la suivante : « les soins de santé primaires sont des soins de santé essentiels rendus universellement accessibles aux individus et aux familles au sein de leur communauté par des moyens acceptables pour eux et à un coût que les communautés et le pays puissent assumer. Ils font partie intégrante tant du système de santé national, dont ils sont la cheville ouvrière, que du développement économique et social d’ensemble de la communauté.

Universellement accessible, coût acceptable pour les communautés et le pays, tels sont les enjeux futurs de nos politiques de santé publique… les citoyens ne peuvent, et ne doivent pas, rester en dehors : ils ont leurs mots à dire !

*« Addressing Inequalities Interventions In Regions

Qui fait quoi, au niveau national, contre la pandémie de grippe A H1-N1 ?

Grippe

Les principaux protagonistes

L’organisation nationale de la lutte contre la pandémie grippale s’organise sous l’égide des services du Premier ministre et en collaboration avec les Ministère de l’Intérieur et de la Santé.

Ils assurent notamment :

  • la constitution des stocks de produits de santé nécessaires à la protection des populations,
  • l’organisation des soins,
  • l’information des professionnels de santé et
  • en cas de menace sanitaire grave, la prescription de toute mesure nécessaire pour en limiter les conséquences.

Les autres protagonistes

  • La DGS (Direction générale de la santé) qui, dans le cadre de la préparation de la lutte contre les épidémies, centralise l’ensemble des alertes et agit en liaison avec les autres ministères et les institutions concernées. La DGS organise et assure aussi la gestion des situations d’urgence sanitaire.
  • La Direction des hôpitaux et de l’organisation des soins qui, dans le cadre de sa participation à l’élaboration et à la mise en œuvre de la lutte contre les épidémies organise l’offre de soins.
  • L’AFSSAPS (l’Agence française de sécurité sanitaire des produits de santé) prend ou demande aux autorités compétentes de prendre les mesures de police sanitaire nécessaires lorsque la santé de la population est menacée.
  • L’INVS (Institut national de veille sanitaire) est, chaque hiver, en charge de la surveillance et de l’impact de la grippe (nombre de cas, décès, etc.) à partir des données collectées chaque semaine par les Groupes régionaux d’observation de la grippe (Grog) et le réseau Sentinelles. La surveillance virologique est assurée par l’Institut Pasteur pour le nord de la France et par les Hospices civiles de Lyon pour le sud du pays.
  • L’EPRUS (Etablissement de Préparation et de Réponse aux Urgences Sanitaires, établissement public administratif créé par la loi du 5 mars 2007, est chargé de mettre en place un corps de réserve sanitaire et de gérer les stocks et la logistique d’approvisionnement des produits pharmaceutiques nécessaires en vue de répondre aux situations de catastrophe, d’urgence ou de menace sanitaires graves sur le territoire national ou à l’étranger. Ce corps de réservistes complète, en cas d’événements excédant les moyens habituels, comme c’est le cas en de pandémie, ceux mis en œuvre par les services de l’Etat, les collectivités territoriales et les autres personnes participant à des missions de sécurité civile.
  • L’INPES (Institut National de Prévention et d’Education pour la Santé) contribue à la gestion des situations urgentes ou exceptionnelles ayant des conséquences sanitaires collectives, notamment en participant à la diffusion de messages sanitaires en situation d’urgence.

D’autres ministères jouent aussi un rôle dans le cadre de la lutte contre la pandémie grippale :

L’Agence de la biomédecine s’en remet, elle aussi, au marketing viral !

Don d’organes : vous avez une minute ?

L’Agence de la biomédecine considère que si vous avez une minute alors vous pouvez « Prendre une minute pour en parler » avec ce film d’animation qui se veut dédramatiser le sujet du don d’organes

Exprimer son choix sur le don d’organes

Cette vidéo d’une minute, exactement le temps nécessaire pour en parler à ses proches, met en scène un petit personnage qui nous amène inexorablement à nous interroger sur le don d’organes. Le but de ce film d’animation est de nous amener à dire son choix sur le don d’organes à ses proches et par retour de savoir pour eux.

2009 : le Premier ministre a choisi d’attribuer au don d’organes le label « grande cause nationale »

Une fois de plus, c’est par un mode humoristique, loin de la dramatisation, qu’est traité un sujet grave et important qu’est celui du don d’organes. Mais le sujet est d’importance, alors que le don d’organes a été déclaré grande cause nationale 2009 la liste des malades qui attendent une greffe ne cesse de s’allonger. La volonté de ce film est de sensibiliser les internautes à la nécessité de dire, à leurs proches, leur choix sur le don d’organes.

Les médias sociaux de plus en plus au cœur de la communication

Force est de constater que l’utilisation des médias sociaux devient incontournable dans une campagne de communication même, et surtout, pour des sujets les plus sérieux. Avec le don d’organe, la mort est omni présente mais le fait d’en parler avec humour n’empêche pas d’informer de façon précise et performante.

Je ne peux qu’espérer qu’un maximum de personnes visualise ce film, le fasse circuler et surtout passe à l’acte en informant leur proche de leur choix sur le don d’organe.

C’est à vous de jouer maintenant !

Le mini-site de la campagne :
http://www.1minutepourenparler.fr

Pour diffuser la vidéo sur votre blog ou sur votre site :
http://www.youtube.com/watch?v=1Z9JboxcsSQ

Plus d’informations sur le don d’organes :
http://www.dondorganes.fr/

La pandémie de grippe A(H1N1) révélatrice d’une soif de démocratie

solidarite« Nous, politiques, syndicalistes, chercheurs, médecins, associatifs, tous signataires de l’appel, demandons aux pouvoirs publics d’ouvrir au plus vite le débat.
La lutte contre la pandémie de grippe A ne pourra se résumer à une seule réponse technique, agrémentée de choix individuels. Elle doit être une réponse collective… »

Telles sont les premières phrases d’un appel « Notre souci : préserver la démocratie » lancé ce jour par le quotidien Libération et signé par une cinquantaine de personnes qui réclament une gestion démocratique de la pandémie de grippe A(H1N1).

Les pandémies : reflet de notre société…

Un effet inattendu de la pandémie de grippe A(H1N1) est de révéler des facettes de notre société.
L’appel poursuit ainsi : « …Quelle que soit la force de la pandémie, ce sont les plus démunis, les plus isolés, les plus fragiles qui se retrouveront sans défense face à ce virus. Les pandémies ont toujours agi comme un reflet des trous noirs d’une société. Des enjeux éthiques importants peuvent se poser brutalement, mettant en danger les libertés de chacun… ».

Préserver les règles de la démocratie

La préparation et la gestion de la pandémie de grippe A(H1N1) ne peut se limiter à la question du « vaccin, des stocks d’antiviraux, des gestes barrières ». « Les décisions ne doivent pas être prises dans un cénacle d’experts. Le débat doit s’ouvrir sur les enjeux humains et sociétaux des stratégies de lutte contre la pandémie. Avec un souci : préserver les règles de la démocratie dans la gestion de cette crise ».

Vers une gestion citoyenne et solidaire

Cette cinquantaine de signataires vont plus loin en appelant à « sortir de réponses toutes faites », proposant même de « casser les barrières », « d’ouvrir les initiatives » et de « mobiliser l’énorme tissu associatif » ; bref de croire en l’intelligence collective et citoyenne des français en mettant au premier plan de cette riposte collective, « la solidarité ».

Pourquoi une telle réaction ?

C’est en fait un certain nombre d’effets ou de dommages collatéraux qui ont amené à signer cet appel : un maire décide, par arrêté communal, d’interdire de faire la bise et de se serrer la main au sein de la Mairie de sa commune, un directeur de banque prévoit pour la bonne marche de son entreprise d’exiger la vaccination de ses salariés et surtout des mesures dérogatoires aux libertés pour les détenus seraient en cours de préparation pour permettre au gouvernement d’adapter la procédure pénale par voie d’ordonnance en cas de pandémie.

Même si cela peut paraitre paradoxal, je me réjouis de voir que ce risque de pandémie de grippe A(H1N1) amène une forme d’espoir.
Je suis résolument positif, cet élan démocratique ne doit pas se limiter à la gestion du risque de cette pandémie mais doit perdurer et amener les citoyens à repenser la prise en charge de leur santé sans laisser aux seuls politiques et professionnels le droit de décider pour eux !

Cet appel a été déjà été signé par des médecins et chercheurs :

Françoise BARRé-SINOUSSI (Institut Pasteur de Paris, prix Nobel de médecine 2008), Willy ROZEMBAUM (hôpital Saint-Louis, AP-HP à Paris), Gilles PIALOUX (hôpital Tenon, AP-HP), Jean-Philippe DERENNE et André GRIMALDI (hôpital Pitié Salpêtrière, AP-HP), René FRYDMAN (hôpital Antoine-Béclère, AP-HP, à Clamart, Hauts-de-Seine), Bernard HOUSSET (CHI de Créteil), François AUBART (CH d’Eaubonne-Montmorency (Val d’Oise), président de la Coordination médicale hospitalière, CMH), Bernard REGNIER (hôpital Bichat, AP-HP), Didier TABUTEAU (responsable de la chaire santé de Sciences Po Paris), Didier SICARD (président d’honneur du Conseil consultatif national d’éthique, CCNE), Véronique FOURNIER (hôpital Cochin, AP-HP), Emmanuel HIRSCH (responsable de l’espace éthique à l’AP-HP), la psychologue et écrivain Marie de HENNEZEL.

Par des politiques et des syndicalistes : Martine AUBRY, Noël MAMÈRE, Cécile DUFLOT, Michèle RIVASI, Marie-George BUFFET, Olivier BESANCENOT, Jean-Marie LE GUEN, Delphine BATHO, Manuel VALLS, Aurélie FILIPPETTI, Jean-Paul HUCHON, Marisol TOURAINE, Arnaud MONTEBOURG, Jean-Louis BORIE (Syndicat des avocats de France), Emmanuel PERREUX (Syndicat de la magistrature, Antoine LAZARUS (Groupe information-prison), François CHÉRÈQUE (CFDT), Alain OLIVE (Unsa), Annick COUPÉ (Solidaires), Gérard ASCHIERI (FSU).

Par des responsables d’ONG et d’associations : Olivier BERNARD (Médecins du Monde), Marie-Pierre ALLIÉ (Médecins sans frontières), Rony BRAUMAN, Stefania PARIGI (Samu social), Patrick DOUTRELIGNE (Fondation Abbé-Pierre), Bruno SPIRE (AIDES), Christian SAOUT (Collectif des usagers de la santé), Christophe DELTOMB (Emmaüs), Claude RAMBAUD (le Lien), Elsa COHEN (Confédération des familles), Arnaud de BROCA (Association des accidentés de la vie), Claude Finkelstein ( Association de patients et ex-patients en psychiatrie)…

Le cinquième risque : menace ou opportunité ?

5e risqueLa prise en charge de la perte d’autonomie et de la dépendance des personnes âgées représente un véritable enjeu de société. En France, on estime aujourd’hui qu’une personne sur quatre issues des générations du baby boom aura à en souffrir.

La loi du 24 janvier 1997, définit la dépendance comme « l’état de la personne qui, nonobstant les soins qu’elle est susceptible de recevoir, a besoin d’être aidée pour l’accomplissement des actes essentiels de la vie ou requiert une surveillance régulière ». En 2008, la dépense publique liée à la prise en charge des personnes âgées dépendantes (prestations de santé et prestations de « compensation de la perte d’autonomie ») s’élève déjà à 19 milliards d’euros par an, soit l’équivalent d’un point de PIB.

La Sécurité sociale en France comporte actuellement quatre branches :

Comme ces quatre branches actuelles de la Sécurité Sociale ne pourront répondre au défi démographique du vieillissement, le gouvernement envisage d’assurer la prise en charge de la dépendance par la création, non pas d’une « cinquième branche », mais d’un « cinquième risque ». Ce « cinquième risque » combinerait un financement public au titre de la solidarité et une assurance individuelle encouragée par des incitations fiscales ; c’est cette dimension assurantielle qu’elle suppose qui a fait préférer l’emploi de l’expression « cinquième risque » à celui de de « cinquième branche » de la Sécurité sociale.

Création d’un droit universel

Quels que soient l’âge de la personne et les causes de sa perte d’autonomie, ce droit deviendrait universel et donnerait accès :

  • à une évaluation des besoins d’aide à l’autonomie qui prendrait en compte les spécificités de chaque situation ;
  • à l’élaboration d’un plan personnalisé de compensation intégrant les prestations, biens et services, identifiées comme nécessaires.

« La question de la création d’un cinquième risque de sécurité sociale sera l’un des grands chantiers de l’année prochaine », a indiqué le président de la République récemment

Avant la fin de l’année, le gouvernement devrait se penchera sur le dossier du « cinquième risque ». Alors que le dossier est fortement attendu, une interrogation persiste, celle de la question du financement et la meilleure façon de l’organiser notamment la place du privé.

Maintenir un socle solidaire et trouver un financement complémentaire

Les pouvoirs publics envisageraient d’instaurer une contribution liée au patrimoine. La Caisse nationale de solidarité pour l’autonomie (CNSA), préconise d’établir une prestation universelle qui soit à la fois généralisée et personnalisée. Même si la majorité des français reste attachée à la couverture publique de la dépendance, pourra-t-on échapper à un complément par une assurance privée ? Les acteurs privés de l’action sociale et de l’assurance auront probablement un rôle à jouer dans la prise en charge de la dépendance ; mais sous quelle forme ?

Toujours combien ça coûte ? Mais jamais combien ça rapporte ?

Comme toujours, ce véritable enjeu de société n’est vu que par l’angle de son financement. A aucun moment nous nous posons la question du nombre d’emplois directs et indirects générés, de la création de valeur, etc.… et pourtant, à moins d’envoyer nos personnes âgées en Inde ou en Chine, ces emplois créés seront difficilement délocalisables !

Grégory Perrin : handicap et dialogue de sourd !

L’HAD de l’AP-HP a bien du mal à concilier réglementation européenne et humanité ?

« La descente aux enfers d’un trader handicapé » titrait Le Figaro le 23 avril dernier tandis que le lendemain c’était Le Parisien avec « Un handicapé privé de soins à domicile ».

Grégory Perrin, 36 ans, est jeune homme devenu tétraplégique après un accident de moto à l’âge de 17 ans. Parfaitement intégré dans la vie de la cité, trader depuis 2001, il vit seul à Paris dépendant néanmoins de la structure d’hospitalisation à domicile (HAD) de l’AP-HP, pour son lever et son coucher, matin et soir, et lui prodiguer des soins infirmiers indispensables.

Du jour au lendemain, Grégory Perrin s’est retrouvé abandonné à lui-même dans son appartement parisien en rentrant un soir de son travail, sans soins et sans aide.

Un lève-personne : la cause du litige !

Le jeune homme a acheté, il y a une dizaine d’année, un lève-personne dont le personnel infirmier se serait matin et soir pour son lever et son coucher. La structure de HAD reproche au matériel de ne plus être aux normes européennes et lui propose de lui fournir un autre type de matériel mais Grégory Perrin refuse de l’utiliser car il lui provoque de violentes douleurs insupportable.

Contraint à l’exil !

Depuis, sans famille à Paris, Grégory Perrin a été contraint de retourner chez sa mère à Pouilly-sous-Charlieu dans la Loire. « Le pire dans tout cela, c’est de voir que mon job et mon autonomie, acquis au prix d’un combat fou, sont remis en cause par l’inconséquence de gens décidés à me mettre des bâtons dans les roues », s’indigne Grégory Perrin dans Le Figaro.

Comment peut-on imaginer aujourd’hui qu’une simple question de matériel soit un motif de rupture de soins ?

Et pourtant, ce sont bien des normes européennes pour les lève-personnes qui motivent la décision de l’HAD de mettre fin à prise en charge de Grégory Perrin depuis le 20 mars dernier. L’HAD se justifie en mettant en avant que son lève-personne poserait des problèmes de sécurité pour le personnel et pour lui-même…

Une décision qui devrait, elle, provoquer une levée de boucliers !

Haut conseil des biotechnologies (HCB) : une structure originale et novatrice souhaitée par tous les acteurs du Grenelle Environnement

Le ministre de l’Écologie Jean-Louis Borloo, ministre d’État, ministre de l’Écologie, de l’Énergie, du Développement durable et de l’Aménagement du territoire, et Chantal Jouanno, Secrétaire d’État chargée de l’Écologie ont présenté ce matin le Haut-Conseil des biotechnologies, instance d’évaluation, d’expertise et de concertation sur les biotechnologies.

Ce Haut conseil des biotechnologies sera présidé par la présidente du CNRS, Catherine Bréchignac. Cette structure est composée de 63 membres, d’un comité scientifique multidisciplinaire présidé par le virologue Jean-Christophe PAGÈS, et d’un comité économique, éthique et social présidé par la juriste Christine NOIVILLE. Ce dernier rassemble élus locaux, parlementaires, associations, professionnels, salariés et personnalités qualifiées.

Fort de sa pluridisciplinarité, tant scientifique que sociétale, le Haut-Conseil traitera aussi bien de la thérapie génique, que d’organismes génétiquement modifiés (OGM), en passant par toutes les biotechnologies. Il pourra être saisi par des parlementaires, des associations, des professionnels et des salariés ou s’auto-saisir sur toute question transversale ou générique (comme définir le « sans OGM ») ou évaluer les risques et bénéfices socio-économiques des biotechnologies. Il est enfin chargé d’une mission de veille scientifique et d’information du public. Ses travaux commenceront mimai.

3ème Journée européenne pour le droit des patients

Les patients ne sont pas toujours conscients de leurs droits et ils ne savent peut-être pas aussi qu’aujourd’hui, samedi 18 avril 2009, la journée est consacrée à leurs droits. C’est l’Active Citizenship Network (que l’on pourrait tenter de traduire par « réseau de citoyenneté active ») qui en a pris l’initiative. Cette Journée européenne des droits des patients est célébrée dans tous les États membres de l’Union.
C’est l’occasion de rappeller l’existence de la Charte européenne des droits des patients qui a été élaborée en 2002.

En France, le CISS (Collectif interassociatif sur la santé), l’AP-HP (Assistance publique-Hôpitaux de Paris) et le réseau des Maisons des associations sont les principaux relais de cette journée.

Les quatorze droits de la charte européenne:

  • Le droit à des mesures de prévention
  • Le droit d’accès
  • Le droit à l’information
  • Le droit au consentement
  • Le droit au libre choix
  • Le droit à la vie privée et à la confidentialité
  • Le droit à la « rapidité » (droit à recevoir les traitements nécessaires dans un temps déterminé et rapide)
  • Le droit à l’observance de standards de qualité
  • Le droit à la sécurité
  • Le droit à l’innovation
  • Le droit d’éviter les souffrances inutiles et la douleur
  • Le droit à un traitement personnalisé
  • Le droit de réclamation
  • Le droit de compensation

A l’occasion de cette journée, la La Conférence nationale de santé (CNS) et la Conférence régionale de santé (CRS) d’Alsace organise aujourd’hui à Strasbourg avec la Conférence régionale de santé d’Alsace un débat public sur le thème « Comment organiser l’égal accès aux soins de premier recours ?

Toujours à Strasbourg, mais le 22 avril 2009, l’Active citizenship network organisera au Parlement européen un colloque sur « The growing european concern and framework for action » (« l’intérêt européen croissant et les structures pour agir »).

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