Aux Etats-Unis, les labos s’aventurent dans les méandres du « Health 2.0 »

Health-2.0Aux Etats-Unis, un nombre croissant d’entreprises du médicament commence à tenter leur chance dans les méandres des réseaux sociaux tels que Facebook (pour des médicaments du trouble de déficit de l’attention), YouTube (asthme), de Twitter (Novartis) et de blogs (traitement contre l’obésité)

Un précurseur

L’un des précurseur de l’industrie pharmaceutique fut Merck en créant un groupe sous Facebook dans le but de promouvoir un vaccin contre les cancers liés aux Papillomavirus Humains.

Les suiveurs

GlaxoSmithKline, lui, a utilisé YouTube pour y mettre une vidéo amusante dans le but de sensibiliser au syndrome des jambes sans repos.
Bayer Aspirin a aussi créé sa page dédiée aux femmes sous Facebook qui comprend un questionnaire interactif d’évaluation du risque de maladie cardiaque afin de créer une « cybercommunauté » de femmes à risque.

Les laboratoires pharmaceutiques n’ont pas pour autant renoncé au DTC (Direct to Consumer) mais les budgets dédiés à la toile commencent à croître.

La naissance du « Health 2.0 »

Une étude du Manhattan Research publiée en novembre 2008 a montré que plus de 60 millions d’Américains sont aujourd’hui des adeptes du Web 2.0. dédié à la santé : blogs, groupes de soutien en ligne et autres plateforme de réseaux sociaux dédié à la santé

Les nouveaux convertis aux réseaux sociaux

  • Parrainé par Acorda Pharmaceuticals, « A walk because » est un site pour les personnes ayant la sclérose en plaques dans le but de partager sur leur maladie.
  • Novartis (entre autre) se lance sur twitter pour diffuser ses nouvelles internes.
  • Johnson & Johnson a lancé un blog dont le principal objectif est de faire de l’autosatisfaction.

La machine est lancée… laissez faire ou interdire ?

Il parait difficile d’interdire l’arrivée des compagnies pharmaceutiques dans le cyberespace des réseaux sociaux ; mais comment réguler le phénomène ?
Alors, comment s’y reconnaitre ?
Comment savoir qui est médecin, professionnel de santé, patients… bref, comment mettre de la transparence ?

Des recommandations seraient au moins nécessaires !

La FDA, en réponse à une demande de l’industrie pharmaceutique, a récemment proposé des lignes directrices, mais est-ce suffisant même si les sociétés pharmaceutiques ne doivent pas déroger aux règles classiques de la promotion : message précis, présentation objective, notamment entre les bénéfices et les risques, information ni trompeuse, ni dénigrante…

Je suis certain qu’au terme de ce billet, vous vous demandez : et en France, c’est pour quand ?

Source: Article du The Washington Post « Drug Firms Jockey for Space Online« 

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