Une proposition innovante pour le grand emprunt de 2010 : 4 milliards pour l’e-santé!

e-santé

Le Président de la République a décidé de lancer un grand emprunt au début de l’année 2010. D’ici là, une commission animée par Alain Juppé et Michel Rocard doit faire des propositions de priorités nationales afin d’allouer ces ressources.

Le GFI propose 5 programmes prioritaires

Le Groupe des fédérations industrielles (GFI), qui rassemble 14 fédérations industrielles et revendique représenter 90% de l’industrie, souhaite que ce grand emprunt participe au financement de cinq programmes pour un total de 23,4 milliards d’euros, dont 4 milliards alloués à l’e-santé.

Ces 5 programmes essentiels pour l’avenir industriel sont :

  1. Faciliter et accélérer les transferts de R et D et d’innovation dans l’industrie et vers les marchés du futur
  2. Stimuler la croissance verte
  3. Dynamiser la numérisation de la société française
  4. Créer des infrastructures avancées dans deux domaines : le transport et la gestion d’énergies et de matières premières et le transport multimodal
  5. Renforcer les fonds propres et les moyens de financement des PME et des ETI

L’une des propositions du troisième programme : « Dynamiser la numérisation de la société française » est dédié à la santé en lançant un ambitieux programme national d’e-santé.

Un double enjeu

Ce programme d’e-santé propose de répondre un double enjeu :

– Anticiper les défis de la démographie et du vieillissement de la population
– Optimiser, sur tout le territoire, les systèmes de soins tant en termes de qualité que de coûts.

Cette démarche structurante suggère d’associer toutes les parties prenantes privées et publiques en généralisant le recours à la télémédecine et en développant la télésanté.

Un objectif ambitieux

L’objectif est ambitieux : 10 % de patients suivis sur leur lieu de vie d’ici à 2012 et rendre accessible, d’ici à 2020, à toute personne fragilisée, le choix de demeurer chez elle.

Pour atteindre ces objectifs, le GFI propose d’allouer 1 milliard d’euros supplémentaire par an sur cinq ans pour la R&D et l’innovation et de consacrer 3 milliards pour la création du fonds de garantie.

Il recommande d’allouer 4 milliards d’euros à ce programme d’e-santé d’ici à 2012-13.

Yvon Jacob, président du GFI, a été auditionné le 30 septembre dernier par la commission du grand emprunt animée par Alain Juppé et Michel Rocard.

Que restera-t-il de l’e-santé dans le rapport final?

Que restera-t-il de cette proposition dans le rapport qui sera remis au Président de la République en novembre prochain ? Personne ne le sait aujourd’hui mais cette proposition est incontestablement innovante et pourrait être le mayen de répondre de façon structurante au défi de l’évolution de notre système de santé.

Les Membres du GFI :

Comité des Constructeurs Français d’Automobiles (CCFA)
Confédération Française de l’Industrie des Papiers, Cartons et Celluloses (COPACEL)Fédération des Entreprises de la Beauté (FEBEA)
Fédération Française de l’Acier (FFA)
Fédération des Industries Électriques, Électroniques et de Communication (FIEEC)
Fédération des Industries des Équipements pour Véhicules (FIEV)
Fédération des Industries Mécaniques (FIM)
Fédération de la Plasturgie
Groupement des Industries Françaises Aéronautiques et Spatiales (GIFAS)
Syndicat Français de l’Industrie Cimentière (SFIC)
Union des Industries Chimiques (UIC)
Union des Industries et Métiers de la Métallurgie (UIMM)
Union des Industries Textiles (UIT)
Union Nationale des Industries Françaises de l’Ameublement (UNIFA)

Il est a noté que la Fédération Française des Industries de Santé (Féfis) n’est pas membre du GFI.

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1 Response to “Une proposition innovante pour le grand emprunt de 2010 : 4 milliards pour l’e-santé!”


  1. 1 David C. 22 novembre 2009 à 3 h 53 min

    Ni dettes, Ni emprunts, la France doit créer de l’Argent !

    Non à l’emprunt Sarkozy !

    Face au pillage de notre pays organisé, depuis plus de 30 ans, par les marchés financiers qui gonflent artificielle, par les taux d’intérêt, la dette de notre pays, et afin de promouvoir des politiques de bien commun le gouvernement Français doit rompre avec la loi Giscard-Ponpidou du 3 janvier 1973, et tous les traités européens depuis Maastricht.

    Le gouvernement doit reprendre sa souveraineté économique et émettre du crédit productif Publique émit par une nouvelle Banque de la France.

    Le château de cartes de la finance est entrain de s’effondrer, il faut sortir de la spéculation et remettre l’argent au service de la population.

    David C.
    david.cabas.over-blog.fr


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