La télémédecine et les nostalgiques de la médecine à l’ancienne…

Depuis deux jours on nous rebat les oreilles avec la télémédecine sans préciser d’ailleurs que ce décret (n°2010-1229) publié le 19 octobre dernier définissait le terme télémédecine apparu dans la loi HPST (Hôpital Patients Santé Territoires) du 21 juillet 2009. Quand je dis rebattre les oreilles avec la télémédecine, je devrais plutôt dire rebattre les oreilles avec la téléconsultation occultant complètement les autres composantes de la télémédecine : téléexpertise, télésurveillance médicale et téléassistance médicale.

Agitation des nostalgiques de tout poil

Depuis deux jours les nostalgiques de tout poil gesticulent et dégoisent sur le sujet de la téléconsultation qui déshumaniserait l’Art qu’est la médecine comme si il fut un temps où le monde était meilleur, un temps où le monde était beau, les docteurs aux mains nues bons et les patients gentils. Hier matin, c’était le gentil animateur Guy Carlier sur Europe 1 qui y allait, tout en nostalgie, dans sa chronique matinale au doux nom « La Douche Froide » qu’avec la téléconsultation nous ne pourrions plus feuilleter les vieux Paris Match jetés sur la table basse de la salle d’attente. Puis la lecture du blog du bon et « pur » Docteur Dominique Dupagne qui dans son dernier billet Télémédecine, grrr ! y allait de son couplet « la médecine se meurt de sa déshumanisation », « l’hôpital est devenu une machine à broyer les êtres », etc. et je ne parle pas de la presse écrite, radio et télé.

Dans tous les cas, personne n’explique la raison d’être de ce décret, son périmètre et surtout les bénéfices potentiels pour les patients. Je reconnais quand même que la communication de notre Ministre de la Santé Roselyne Bachelot n’arrange pas les choses en expliquant que la télémédecine est une solution pour résoudre le problème de la démographie médicale.

Définition de la télémédecine dans la loi HPST

La LOI n°2009-879 du 21 juillet 2009 – art. 78 dite loi HPST (Hôpital Patients Santé Territoires) définissait la télémédecine, et je cite, « comme une forme de pratique médicale à distance utilisant les technologies de l’information et de la communication. Cette télémédecine doit permettre de mettre en rapport, entre eux ou avec un patient, un ou plusieurs professionnels de santé, parmi lesquels figure nécessairement un professionnel médical et, le cas échéant, d’autres professionnels apportant leurs soins au patient. Elle doit permettre aussi d’établir un diagnostic, d’assurer, pour un patient à risque, un suivi à visée préventive ou un suivi post-thérapeutique, de requérir un avis spécialisé, de préparer une décision thérapeutique, de prescrire des produits, de prescrire ou de réaliser des prestations ou des actes, ou d’effectuer une surveillance de l’état des patients ».

Décret sur les conditions de mise en œuvre et de prise en charge financière

Le Décret n°2010-1229 du 19 octobre 2010 définit les actes de télémédecine ainsi que leurs conditions de mise en œuvre et de prise en charge financière, en tenant compte des déficiences de l’offre de soins dues à l’insularité et l’enclavement géographique.

Définition de la télémédecine

Relèvent de la télémédecine définie à l’article L. 6316-1 les actes médicaux, réalisés à distance, au moyen d’un dispositif utilisant les technologies de l’information et de la communication. Constituent des actes de télémédecine :

1.      La téléconsultation, qui a pour objet de permettre à un professionnel médical de donner une consultation à distance à un patient. Un professionnel de santé peut être présent auprès du patient et, le cas échéant, assister le professionnel médical au cours de la téléconsultation. Les psychologues mentionnés à l’article 44 de la loi n° 85-772 du 25 juillet 1985 portant diverses dispositions d’ordre social peuvent également être présents auprès du patient ;

2.      La téléexpertise, qui a pour objet de permettre à un professionnel médical de solliciter à distance l’avis d’un ou de plusieurs professionnels médicaux en raison de leurs formations ou de leurs compétences particulières, sur la base des informations médicales liées à la prise en charge d’un patient ;

3.      La télésurveillance médicale, qui a pour objet de permettre à un professionnel médical d’interpréter à distance les données nécessaires au suivi médical d’un patient et, le cas échéant, de prendre des décisions relatives à la prise en charge de ce patient. L’enregistrement et la transmission des données peuvent être automatisés ou réalisés par le patient lui-même ou par un professionnel de santé ;

4.      La téléassistance médicale, qui a pour objet de permettre à un professionnel médical d’assister à distance un autre professionnel de santé au cours de la réalisation d’un acte ;

5.      La réponse médicale qui est apportée dans le cadre de la régulation médicale mentionnée à l’article L. 6311-2 et au troisième alinéa de l’article L. 6314-1.

Qu’est-ce que ça change ?

Ce décret définit le cadre réglementaire de la télémédecine, c’est-à-dire autorise et reconnait les actes de télémédecine (comme c’est déjà le cas au Canada, en Suisse et aux Etats-Unis), et surtout reconnait une prise en charge financière possible ; comme d’habitude en France, parler de soins c’est parler de dépenses et surtout de qui va payer, c’est-à-dire le financement ! Pas de financement, pas de paiement, pas d’acte, même si cela va dans l’intérêt du patient, du citoyen et de la société.

De la télémédecine à l’« e-santé »

Aujourd’hui, parler de télémédecine est presque déjà dépassé. L’enjeu n’est pas de reproduire ce qui existe dans la « vraie vie » (une consultation par exemple) en faisant seulement passer des informations dans les « tuyaux » (image, son, données, etc. pour faire une téléconsultation). Nous avons un enjeu économique et social à relever. Le mot « efficience » n’est pas un gros mot, optimiser les moyens humains et financiers engagés pour améliorer notre système de santé est un noble objectif à la condition de garder toujours comme moteur la recherche de la qualité. La e-santé, pour moi, va bien beaucoup plus loin, c’est changer véritablement de paradigme, c’est sortir d’une vision verticale en silos pour passer à une organisation horizontale, c’est croire en l’intelligence collective générée par le potentiel d’interactivité du Web 2.0.

Ces changements ne se feront qu’avec et pour les citoyens, ces changements ne se feront que si nous avons la capacité de penser autrement, ces changements ne se feront que si tous les experts, les politiques, les professionnels, etc. soient force de propositions et acceptent de faire différemment.

Hippocrate si tu savais

La nostalgie n’a jamais été source de progrès. Hippocrate définissait la relation médecin malade sous la forme d’un colloque singulier, relation où « une conscience rencontre une confiance ». L’augmentation des connaissances médicales, la nécessité de pluridisciplinarité pour optimiser la prise en charge du patient, l’intervention de nombreuses disciplines font que le médecin ne peut plus seul prendre toutes les décisions. Ce colloque « singulier » évolue vers un colloque « pluriel » qui permet alors une approche globale de la santé et du soin particulièrement vraie pour les maladies chroniques. D’autres acteurs ou parties prenantes s’immiscent dans ce colloque et des questions éthiques se posent (secret médical notamment) ; des réponses et des solutions adaptées sont possibles afin d’accompagner l’évolution de  la relation médecin-malade.

Oui, la consultation à l’« ancienne », c’était bien !
Mais aujourd’hui la question n’est pas de faire différemment, la question posée est de faire mieux alors, oui, le progrès dans les technologies de la communication et de l’information (TCI) peut-être aussi une source d’espérance.

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24 Responses to “La télémédecine et les nostalgiques de la médecine à l’ancienne…”


  1. 3 bip bip 28 octobre 2010 à 19 h 39 min

    bonsoir,

    l’idée est de faire mieux …votre conclusion, tout cela est surtout pavé de bonnes intentions à l’attention des patients jeunes citadins et éduqués pour faire court, les vieux ruraux sauront attendre.

    Remplacer le colloque singulier par un colloque télépluri singulier n’est que du bonniment, ce qui se trame dans une consultation traditionnelle « au pied du malade » ne pourra jamais se comparer avec des échanges via le net, seul ceux qui l’ont vécu sont capable de comprendre cela.

    J’aurais aimé savoir pourquoi les raisons de Mme Bachelot annonçant une victoire sur les déserts medicaux vous semblent regretables ainsi que la signification au fond de ce discour.

    La remuneration de la consultation telephonique du MT et son patient suivi a comme par hasard été oublié dans ce pack de loi.En quoi ce n’est pas de la telemedecine ?

    De la telemedecine entre professionnels là je trouve ça trés trés bien à developper, mais il y a moins de fric à faire par les lobbys.

    cordialement

    • 4 Alain 29 octobre 2010 à 11 h 26 min

      Bonjour,

      Merci pour votre commentaire.

      Concernant la raison évoquée par Madame Roselyne Bachelot des déserts médicaux pour justifier la télépédecine, je me suis probablement mal exprimé.
      Je voulais dire que si l’utilisation de la télémédecine se limitait à faire des consultations à distance à la place de « vraies » consultations dans les déserts médicaux; cela serait un échec! Quand je dis faire mieux, c’est capitaliser sur les TCI pour développer de nouveau paradigme de diagnostic, prise en charge et suivi des patients au service d’une politique de santé publique équitable.

      Pour ce qui est de la prise en charge financière des actes de télémédecine, elle est assurée dans les conditions prévues par le code de la sécurité sociale, qui spécifie les modalités de sélection des actes et prestations remboursés, ainsi que leur tarification et leur rémunération, fixées par convention avec chaque profession de santé et par décret pour chaque catégorie d’établissement de santé.
      Comme je l’ai écrit dans mon billet: « Le Décret n°2010-1229 du 19 octobre 2010 définit les actes de télémédecine ainsi que leurs conditions de mise en œuvre et de prise en charge financière ».

      Oui, bien sûr, il y a des enjeux financiers mais soyons un peu optimiste (tout en étant vigilant)…

      Bien cordialement

      Alain

  2. 5 phe 29 octobre 2010 à 10 h 29 min

    Il existe une antinomie entre la santé 2.0 (ou la médecine 2.0) et la télémédecine.
    D’un côté, le principe est « ensemble, nous sommes meilleurs que les experts » et de l’autre on parle de télé-assistance et de télé-expertise.
    Le discours ambiant fait la promotion de la « télé-béquille » alors qu’elle devrait, à mon avis, faire celui de l’empowerment et de l’apomediation (concept mis à l’honneur par Gunther Eysenbach).
    On est très très loin des arguments « corporatistes » ou « nostalgiques »

    • 6 Alain 29 octobre 2010 à 13 h 24 min

      Bonjour,

      Merci pour votre commentaire, je suis en partie d’accord avec vous.
      Pour moi, il n’y a pas antinomie entre santé 2.0 et télémédecine; la télémédecine n’est qu’une infime partie du potentiel de la santé 2.0.
      Oui, je suis d’accord sur le principe “ensemble, nous sommes meilleurs que les experts” c’est ce que j’appelle dans mon billet “l’intelligence collective”.
      Néanmoins, il ne faut pas faire de sur-promesse lorsque que la composante “connaissances scientifique” est importante.
      Oui à l’empowerment et à l’apomédiation, mais d’abord “ensemble, les experts seront meilleurs” puis utilisons le potentiel de l’interactivité des patients entre eux pour créer de la valeur en apportant une meilleure connaissance de la maladie et de sa prise en charge et de nouvelles pistes de progrès.
      Mais le corporatisme et la nostalgie persiste et peuvent être des freins au changement.

      Bien cordialement

      Alain

  3. 7 Asclepios 29 octobre 2010 à 12 h 37 min

    Je suis assez d’accord avec toi sur le fond. Et la façon dont cela a été présenté par les médias (toujours avec leur sens du sensationnel, de l’info qui accroche) est assez réducteur, et va induire les gens en erreur : non les consultations (avec un examen clinique) ne vont pas être remplacées par des consultations à distance. Non, un coup de téléphone avec le médecin ne remplacera pas un examen clinique et ne permettra pas une une prescription.
    Le terme de « téléconseil » aurait été plus heureux que le terme « téléconsultation »…

    Le problème est que le ministère a tendance a présenter ça comme une mesure d’économie et une solution pour résoudre les problèmes des déserts médicaux, dans un contexte de maîtrise comptable accrue. Et c’est là que la pilule va être dure à avaler par la population.

    Espérons également que des confrères indélicats n’en profiterons par pour faire le business bien au chaud derrière leur écran, faisant croire aux gens qu’ils font de la médecine, avec un paiement à l’acte (moins cher, certes), mais avec ce qui passera pour une médecine au rabais.

    « La médecine à l’ancienne c’est fini » : si la médecine « à l’ancienne » c’était consultations sans rendez-vous, salles d’attente pleines, consultations ou visites à domicile de 2 min 1/2 ou consultes entre deux portes, 100 actes par jour, alors tant mieux. Si c’était examen clinique systématique du patient, alors c’est grave.
    Parce que la défiance envers le corps médical (et les procédures judiciaires), le recours aux médecines parallèles et patamédecines, + ou – esothériques n’en n’aura pas fini de monter…

    • 8 Alain 29 octobre 2010 à 13 h 24 min

      Merci Asclepios pour ce commentaire.
      Bien sûr on ne remplacera jamais un examen clinique mais ne refusons pas le potentiel des TIC toujours dans l’intérêt des citoyens/patients et de la société.
      Bien cordialement
      Alain

  4. 9 Philippe 29 octobre 2010 à 21 h 00 min

    Et le premier téléprocès pour la première télé-erreur médicale ? Ne risque t il pas de mètre un télé-terme à ce beau projet de loi ?
    Toutes les décisions de jurisprudence, si ma mémoire est bonne, ont condamnés les médecins qui ne s’était pas donné la peine d’examiner le malade… Il y a certainement un risque …

    • 10 Alain 29 octobre 2010 à 21 h 34 min

      Philippe,
      Je te télésalue et je te téléremercie pour ton commentaire.
      « Ne risque t’il pas de mètre un télé-terme à ce beau projet de loi ? »
      De mètre…? Un mètre soixante-dix, un mètre quatre-vingt… 😉

  5. 11 plantureux 31 octobre 2010 à 16 h 36 min

    Comme pour tout quand on met le petit doigt dans l’engrenage ..déjà que les malades ne sont pas beaucoup examinés cliniquement (un ami il y a 15 jours voit son médecin qui lui dit que  » c’est peut-être le poumon  » , il lui prescrit une radio mais ne pose pas de stéthoscope ,il aurait pu faire une e-consultation ).Economie ou nouveau fromage au détriment du patient ,comment trouver un souffle , un gros foie ,un champ visuel perturbé , un trouble de la sensibilité ? Quant aux décisions collégiales :quand on écoute les patients cancéreux traités on peut s’interroger : des décisions sratistiques qui se prennent en l »absence du malade ,,on pourrait effectivement leur faire une e-consultation…nostalgie ou inquiétude ? Les généralistes ne font plus de gardes , les malades ont des consultations téléphoniques , conséquence 80 % vont aux urgences , efficacité ? En tout cas un bon fromage , une garde au 15 est nettement plus rentable ; le but est uniquement de faire des économies et depuis quelques années chaque nouvelle idée est un échec ;il faut soigner les malades au plus près de chez eux , connaitre leur cadre de vie architectural , social et familial aide au diagnostic et au traitement ; c’est exactement l’inverse que l’on fait depuis des années avec la réussite que l »on connait et ce n’est pas l’arrivée de Mr Evin qui était déjà plein de bonnes idées il y a trente ans qui va améliorer les choses
    t

    • 12 Alain 31 octobre 2010 à 17 h 02 min

      Merci de votre commentaire.
      Soyons positif… bien évidemment, nous aimerions tous avoir un médecin à notre coin de rue, mais le nombre des médecins va diminuer, le médecin va devenir une denrée plus rare et nous savons que ce qui est rare est « cher ». Nous devons impérativement au mieux allouer ces ressources (je sais que je vais choquer certains qui vont dire que je regarde la médecine avec un regard économique de gestionnaire) mais nous n’avons plus, à mon sens, d’autre chemin sinon c’est notre pacte social, notre sécurité sociale et son principe de solidarité qui vont exploser…
      La télémédecine n’est pas la panacée mais devrait sûrement (si nous savons l’utiliser) contribuer à faire mieux.
      Cordialement
      Alain

  6. 13 plantureux 1 novembre 2010 à 13 h 49 min

    biensùr mais manque-t-on réellement de médecins ? Quand je m’étais installé il y avait 17 généralistes sur le secteur ,17 ans plus tard quand j’ai arrêté nous étions 51 , la population n’avait pas triplée et la médecine n’était ni meilleure ni pire ; 18 ans plus tard il n’y a plus de visites , plus de gardes , les remplaçants qui sont excellents et travaillent très bien ne veulent pas s’installer ( bien que remplaçants , si j’ai bien compris ils peuvent cotiser normalement à toutes les caisses , donc pourquoi aller s’emmerder à s’installer -local , secrétariat etc …)et ils cherchent un job salarié; conclusion le cabinet va disparaitre à court terme ( cabinet de cinq généralistes depuis 35 ans )Il ne s’agit pas d’un manque de médecins mais d’un problème d’organisation de ce qui peut motiver à s’installer ; sinon on fera une médecine exclusivement salariée 8 heures ,15 h 59 et une vraie à côté , motivée , intéressée pour Neuilly et assimilées PS si vous connaissez un ou deux médecins , généralistes ou spécialistes qui veulent s’installer … banlieue sud ,15 kilomètres de Paris plutôt bourgeoisie moyenne

    • 14 Alain 2 novembre 2010 à 9 h 17 min

      Vous posez bien le problème; indépendamment de la démographie médicale, les médecins aspirent à une autre forme d’activité. C’est la raison pour laquelle ils remplacent de plus en plus longtemps, ils s’installent de plus en plus tard et ils cessent l’exercice de la médecine libérale de plus en plus tôt (pour faire une activité salariée). Il ne s’agit pas de juger, c’est un constat!
      C’est la raison pour laquelle il s’agit d’un véritable enjeu de santé publique. Attendons de voir le rapport d’Élisabeth Hubert (qui aurait du être rendu en octobre…) et d’ouvrir un débat sur le sujet. La télémédecine ne se substituera pas à la médecine clinique mais sera intégrée dans un nouveau mode de prise en charge de la santé. Nous arrivons véritablement à un changement de paradigme et nous avons besoin de tous pour réfléchir et trouver.
      Cordialement
      Alain

  7. 15 plantureux 2 novembre 2010 à 13 h 08 min

    Tout à fait d’accord mais je crains qu’il n’y ait une volonté délibérée de casser la médecine de ville hormis celle des privilégiés ‘ de même que l’on  » assassine  » l’hôpital public -dixit Debré peu suspect d’anti UMP – au profit d’une médecine salariée aux ordres des patrons ;récemment outre la réforme de la médecine du travail qui se conclut par :le médecin axerce sous l’autorité de l’employeur ,une autre modification a été faite – que je n’ai pu vérifier : un malade contrôlé par un médecin envoyé par l’employeur se verra supprimer ses indemnités journalières si le médecin juge l’arrêt non justifié et celà sans contrôle du médecin conseil.Un ensemble de petits pas qui laisse augurer le pire . Goebbels ne procédait pas autrement ; Machievl aussi si ma mémoire est bonne

  8. 16 Toréador 9 novembre 2010 à 1 h 23 min

    Long mais intéressant article !

  9. 18 plantureux 18 novembre 2010 à 11 h 43 min

    Excusez pour la longueur ,je voulais quand même préciser que si je cite Goebbels ce n’est pas pour comparer mais uniquement pour le mode d’emploi du saucissonage lorsqu’on veut faire avaler quelquechose de trop gros

  10. 19 Apiou 24 août 2011 à 18 h 09 min

    Article très interessant ,tout comme les commentaires des médecins. J’aimerais connaître le point de vue de patients sur la télé expertise.
    Françoise

  11. 20 serrurier macon 29 septembre 2011 à 12 h 10 min

    Salut,
    Chouette votre site Internet, hop je bookmark et le recommander.
    C’est un site Internet WordPress que vous utilisez ?

  12. 22 serrurier France 27 janvier 2014 à 12 h 55 min

    C’est un billet qui m’a beaucoup plu je me suis laissé dévoté par votre texte pourtant je vous avoue que ce n’est habituellement pas ma tasse de thé. Félicitation.
    Ed

  13. 23 Digitaldoc 29 mars 2015 à 18 h 44 min

    Oui, la télémédecine peut être un plus, non pas pour une prise en charge globale ce qui est le cas en médecine générale, mais pour l’avis spécialisé en s’affranchissant de la distance. Reste à savoir le véritable coût et la prise en charge en effet…


  1. 1 La prise en charge de la télémédecine : Sécu et assurances complémentaires santé « L'actu de l'assurance santé Rétrolien sur 29 novembre 2010 à 11 h 53 min

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