Archive for the 'Divers' Category

L’homme augmenté au service de l’économie numérique française

C’est le site du gouvernement  qui l’annonce sous la forme de Amazing French Tech, une parodie de Amazing Iron-Man pour mettre en avant les start-up françaises qui innovent et développent aujourd’hui la technologie de demain.

Amazing French Tech

Un « super-héros » français :

Notre « super-héros » français, « homme augmenté » 100% French Tech devient « homme sandwich » afin de présenter toute une série de start-up françaises.

Quelques exemples de start-up françaises :

De l’exosquelette de Wandercraft, de la main bionique InMoovHand, du cœur artificiel de Carmat en passant par la montre connectée de Withings notamment, notre super-héros se retrouve augmenté grâce à l’innovation et la technologie française.

Une belle ambition :

Fort est de constater que la France n’est pas à la traine dans le secteur des innovations dédiées à la santé. L’initiative de La French Tech, véritable ambition collective pour les start-up françaises, est portée par Axelle Lemaire, Emmanuel Macron qui affichent l’ambition de faire de la France une « République numérique » en lançant un grand mouvement de mobilisation collective pour la croissance et le rayonnement des startups numériques françaises.

Des premiers résultats :

L’année 2014 a permis de mobiliser au niveau national un réseau d’écosystèmes de start-ups à travers la labellisation de 9 Métropoles French Tech ; l’ambition de la French Tech en 2015 est de passer à la vitesse supérieure pour structurer sa dimension internationale.

L’Afssaps est-elle indépendante, oui ou non ?


Depuis plusieurs années, nous entendons régulièrement dire par certains que L’Afssaps n’est pas indépendante parce qu’elle est largement financée par l’industrie pharmaceutique. Qu’en est-il vraiment ?

Remarque liminaire

Travaillant pour l’industrie pharmaceutique (voir À propos de l’auteur), j’ai, depuis l’ouverture de mon Blog, comme principe de ne pas écrire de billet sur les médicaments ; néanmoins, j’ai décidé de m’autoriser à écrire sur ce sujet. J’accepterai, toutes remarques ou commentaires, si ce possible conflit d’intérêt venait altérer l’objectivité de mon analyse.

L’Afssaps : qu’est-ce que c’est ?

L’Afssaps, Agence française de sécurité sanitaire des produits de santé a été créée par la loi du 1er juillet 1998 relative au renforcement de la veille sanitaire et du contrôle de la sécurité sanitaire des produits destinés à l’homme.

La mission de l’Afssaps

L’Afssaps a pour mission essentielle d’évaluer les bénéfices et les risques liés à l’utilisation des produits de santé. Sa compétence s’applique à tous les produits de santé destinés à l’homme : médicaments et matières premières, dispositifs médicaux, dispositifs médicaux de diagnostic in vitro (réactifs), produits biologiques d’origine humaine (produits sanguins labiles, organes, tissus, cellules, produits de thérapie génique et de thérapie cellulaire), produits thérapeutiques annexes, ainsi qu’aux produits à usage cosmétique et aux produits de tatouage. L’Afssaps est à la fois une agence d’évaluation et d’expertise et une agence investie d’une large délégation de puissance publique, dont le directeur général prend, au nom de l’État, plus de 80 000 décisions par an. (Pour en savoir plus, lire la fiche d’identité complète de l’Afssaps)

Les moyens de l’Afssaps

L’Afssaps emploie près de 1 000 personnes et a un budget de fonctionnement de 115,5 millions d’euros pour 2010 ; pour remplir ses missions, l’Afssaps s’appuie aussi sur le concours de plus de 2 000 experts « extérieurs ».

Les ressources financières de l’Afssaps

L’article L. 5321-2 du code de la santé publique précise que les ressources de l’agence sont constituées notamment par :

1.      Par des subventions des collectivités publiques, de leurs établissements publics, des organismes de sécurité sociale, de l’Union européenne ou des organisations internationales ;

2.      Par des taxes prévues à son bénéfice ;

3.      Par des redevances pour services rendus ;

4.      Par des produits divers, dons et legs ;

5.      Par des emprunts.

De plus, l’article précise que l’agence ne peut recevoir des dons des personnes dont elle contrôle l’activité.

Les questions soulevées par certains sur le financement de l’Afssaps

La question du financement de l’Afssaps revient de façon récurrente ; elle est évoquée notamment par les rapporteurs de la commission des affaires sociales du Sénat dans plusieurs rapports en 2006 ou 2007. Ces rapports estiment que « le mode de financement retenu n’est pas de nature à assurer l’indépendance de l’agence ». Cette opinion est partagée par la Cour des comptes et relayée par certains journalistes, hommes politiques, bloggeurs, intervenant dans les débats radiophoniques ou télévisuels, etc.

Cette situation laisserait croire que la politique budgétaire menée par le gouvernement vis-à-vis de l’agence traduirait un désengagement progressif au profit d’un financement par l’industrie pharmaceutique et poserait le problème de l’indépendance de l’agence vis-à-vis de cette industrie (même si cette procédure n’est pas spécifiquement française puisqu’elle est aussi pratiquée par plusieurs pays européens ainsi que pour le financement de l’EMEA). L’Afssaps se retrouve donc dans une situation paradoxale où son financement augmente en fonction du nombre de dossiers traités.

L’Afssaps peut-elle influencer son financement ?

La seule question licite à se poser est bien : l’Afssaps peut-elle influencer son financement ? Pour y répondre, nous devons nous interroger sur la façon dont elle pourrait le faire. Le financement de l’Afssaps étant principalement lié au paiement de taxes et redevances de l’industrie pharmaceutique, l’Afssaps peut-elle inciter à en payer plus. Ces taxes et redevances correspondent essentiellement aux dépôts (ou renouvellements) de dossiers d’AMM (Autorisation de Mise sur le Marché) ainsi qu’au dépôt obligatoire de tous les éléments publicitaires des médicaments. Il est aisé de comprendre que l’Afssaps ne pouvant en aucun cas en influencer le nombre reste totalement indépendante de l’industrie pharmaceutique.

Augmenter le financement de l’État

Certains proposent régulièrement de diminuer le financement de l’industrie et d’augmenter la part de l’état. Après les sénateur dans leurs rapports de 2006 et  2007, plus récemment Didier TABUTEAU, responsable de la Chaire Santé de Sciences politiques (Paris), écrivait dans un article paru dans Le Monde du 11 décembre 2010 : « …il faut revenir à un financement de l’Agence d’au moins 50 % par une subvention d’Etat, complété par la taxe sur le chiffre d’affaires des laboratoires pharmaceutiques, et supprimer tout lien entre ses ressources et le dépôt des dossiers. »

Ce qui m’agace !

Ce qui m’agace vraiment, c’est que dans les différents débats télévisuels ou radiophoniques auxquels nous pouvons assister, régulièrement et remis en cause l’indépendance de l’Afssaps parce qu’elle est largement financée par l’industrie pharmaceutique et jamais personne n’explique son mode réel de financement par les taxes et redevances. Ce qui m’agace aussi, c’est que le constat est fait depuis des années, soit par des politiques, soit par des hommes de la société civile est que rien ne change !
Pourquoi un fois pour toutes, nos chers députés ne pourraient pas voter un changement le mode de financement de l’Afssaps, ce qui serait simple et couperait court à toute discussion.
Doit-on attendre encore dix ans ?

Pas de repos pour le gonocoque en France…


Je ne sais pas si c’est l’effet de la période estivale, plus propice au vagabondage et au batifolage sexuel, mais l’Institut de veille sanitaire (InVS) nous alerte aujourd’hui, par Communiqué de presse, sur l’inquiétante progression des infections à gonocoque en France.

Les infections à gonocoques en augmentation depuis plusieurs années

Selon les résultats fournis à l’Institut de veille sanitaire (InVS) par deux réseaux spécialisés dans la surveillance de ces infections (RENAGO et RésIST), l’augmentation de ces infections s’est poursuivie ces dernières années. Entre 2008 et 2009, ce n’est pas moins une augmentation de 52 % des infections à gonocoques qui est constatée.

Des noms plus ou moins imagés…

Les infections à gonocoques sont des infections sexuellement transmissibles (IST) dues au gonocoque (Neisseria gonorrhoeae). L’infection à gonocoques est également appelée gonorrhée ou gonococcie et de façon plus populaire chaude-pisse, blennorragie ou encore chtouille, blennorrhée, castapiane…

Qui est concerné ?

Ces infections à gonocoques touchent essentiellement des sujets jeunes, le plus souvent des hommes (environ 85 %). Le diagnostic d’infection gonococcique est relativement aisé chez l’homme en raison de ses symptômes, et son traitement par antibiotique simple et efficace ; mais une infection non traitée peut être à l’origine de complications graves et favoriser la contamination par d’autres IST. Ces affections, symptomatiques chez l’homme, sont un bon indicateur de l’évolution des comportements sexuels à risque.

Recommandations de l’InVS

Les recommandations de l’InVS sont claires, simples et précises : « En présence de signes cliniques ou en cas de prise de risque (rapport non protégé avec un partenaire occasionnel ou avec des partenaires multiples), il est recommandé de consulter un médecin. Le traitement antibiotique doit être adapté selon les recommandations de l’Afssaps (Mise au point « Traitement antibiotique probabiliste des urétrites et cervicites non compliquées » – 2008) »

Restez couvert !

Et pour conclure, la prévention recommandée par l’InVS est, elle aussi, simple : « Comme pour toutes les IST, l’usage du préservatif est le meilleur moyen d’éviter une éventuelle contamination par le gonocoque ».

Alors ce n’est pas parce que nous sommes en été qu’il ne faut pas sortir couvert, même si la météo ne nous y incite pas forcément…

Un laxatif dans la ville…!!!

Un laxatif dans la ville…!

Non, ce n’est pas le titre d’un mauvais film mais bien la réalité de la rivalité entre la ville de Modane et le Laboratoire Pharmaceutique Cooper qui commercialise un laxatif du même nom.

« La Santé dans la Cité » ne pouvait ne pas rapporter ce fait-divers qui pourrait prendre une tournure judiciaire avec dans le rôle de la « Santé » le laxatif Modane® et dans celui de la « Cité » Modane, la ville de Savoie.

Tout commence par un déremboursement

Modane®a obtenu une Autorisation de Mise sur le Marché (AMM) en 1962 et, selon la législation française, ce médicament ne pouvait faire de la publicité. En 2006, le laxatif a été déremboursé.

Il fallait trouver de nouveaux débouchés…

La Cooper, comme elle en avait le droit, a alors décidé de faire de la publicité afin de « booster » les ventes de son laxatif.

Une campagne très suggestive

Un homme, le pantalon baissé sur les chevilles, « trône » visiblement depuis plus longtemps qu’il ne l’aurait souhaité ; un comprimé de Modane® lui promet une solution rapide à ses problèmes de constipation !

Un conseil municipal qui pousse son maire

C’est seulement il y a quelques semaines que le maire de Modane a découvert cette campagne de publicité. Nous ne savons pas si elle lui en a « bouché un coin »… mais sa réaction fut immédiate considérant cette assimilation porterait atteinte à sa réputation de sa ville. Il se base sur l’article L711-4 du Code de Propriété Intellectuelle qui précise « qu’il est interdit de déposer une marque qui porterait atteinte au nom, à l’image ou à la renommée d’une collectivité territoriale ». Son conseil municipal la autorisé, et le « pousse » même, à aller en justice pour régler le litige.

La Cooper ne mollit pas !

L’industriel, surpris de la réaction du maire de Modane, cherche à minimiser l’événement, fait état d’une certaine antériorité, l’AMM ayant été accordée en 1962 et se refuse, pour le moment, de perdre 45 ans de notoriété an rebaptisant ce médicament.

Et si Modane® avait eu d’autres vertus thérapeutiques… comment aurait réagi la ville de Modane ?

Je présente mes excuses aux lecteurs qui trouveraient ce billet futile mais je ne pouvais vraiment pas faire de l’ « obstruction » à la diffusion de l’information et, de temps en temps, cela fait du bien de se « lâcher » ! Promis, je ne le ferai pas trop souvent…

Le Leem se lache sur le Web 2.0

Bernard MEDDOCLe très sérieux Leem (Les entreprises du médicament), syndicat professionnel de l’industrie pharmaceutique vient de lancer une campagne décalée et humoristique en la personne même de Bernard MEDDOC.

Bernard MEDDOC, au secours de l’industrie pharmaceutique

Enfin le Leem change de posture et souhaite rencontrer un nouveau public avec un certain Bernard MEDDOC.

Avec une série de spots vidéos de ce personnage fictif qui n’est pas sans rappeler un autre Bernard M…, new-yorkais et escroc célèbre dans le domaine de la finance, le Leem accepte de rentrer dans la caricature.

Que se cache derrière cet imposteur?

Derrière cette caricature, ces vidéos concluent par le message : « le médicament n’est pas un produit comme les autres » et invitent les internautes à débattre sur le blog . « le médicament parlons en ! Peut-on faire confiance au médicament ».

Bernard MEDDOC au travers de son Bernard Meddoc Institute n’est là que pour nous rappeler de façon humoristique une certaine vision de la responsabilité, de la crédibilité et de l’innovation liée au médicament.

Mais alors pourquoi?

De la provocation ? De l’audace ? Du courage ?
Non, le Leem inaugure tout simplement le ton de sa 4ème édition de sa Semaine du dialogue qui aura lieu du 12 au 22 octobre, sur le thème un brin provocateur « Peut-on faire confiance au médicament »

Les vidéos:

Bernard Meddoc Institute : L’innovation… innovante!

Bernard Meddoc Institute : La responsabilité… responsable!

Bernard Meddoc Institute : La crédibilité… crédible !


Mon compte Twitter @AlainClergeot

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