Big data, objets connectés et santé : une opportunité pour la France selon l’Institut Montaigne

Rapport Institut MontaigneL’Institut Montaigne dans son dernier rapport d’avril 2015 « Big data et les objets connectés » affiche un véritable opportunisme car il propose de faire de la France un champion de la révolution numérique.

L’ère de la convergence :

Si le mouvement a commencé dans les années 2000 avec l’internet, puis rapidement le Web 2.0, les réseaux sociaux et les smartphones, il continue avec les objets connectés et le Big data et, plus encore maintenant, avec la convergence des personnes, des processus, des données et des objets connectées.

Un enjeu économique majeur :

Une estimation économique inédite réalisée par A.T. Kearney pour l’Institut Montaigne montrerait que « les objets connectés associés au Big data représentent un potentiel de création de valeur estimé entre 74 milliards d’euros en 2020 (soit 3,6 % du PIB) et 138 milliards d’euros en 2025 (7 % du PIB) ».

Au trois leviers de création de valeur : augmentation de la productivité, gains de pouvoir d’achat et économies de temps monétisées, s’ajouterait « le développement d’un nouveau marché d’achat d’équipements connectés, estimé à 15 et 23 milliards d’euros respectivement en 2020 et 2025 ».

La santé particulièrement impactée :

Si la révolution numérique concerne tous les secteurs économiques, la santé serait particulièrement impactée par, notamment, l’amélioration des politiques de prévention et la prise en charge des maladies chroniques. La santé représente un cas concret où « se croisent les problématiques d’intérêt général, de confiance et de régulation, et dans lesquels la France dispose d’un savoir-faire lui permettant de jouer un rôle de leader mondial ».

Le Big data et les objets connectés : une opportunité de créer un un modèle de santé plus performant ?

L’Institut Montaigne compare même le potentiel de la « donnée » à celui des antibiotiques en s’interrogeant : « La donnée peut-elle offrir un potentiel comparable à ce que l’arrivée des antibiotiques a permis en matière de médecine ? » et propose un modèle de santé numérique plus performant qui maintiendrait le patient au cœur des préoccupations en créant « une médecine non plus « post-traumatique » mais préventive, personnalisée, en partie prédictive et moins dispendieuse » car « dans un contexte de contrainte budgétaire et de démographie vieillissante, le maintien de la qualité de notre système de santé exige une plus grande efficience ».

En France, des données de santé nombreuses mais trop cloisonnées et trop peu disponibles :

Selon l’Institut Montaigne, la difficulté d’accès aux données de santé en France constituerait « un frein important à l’amélioration du système de santé » et propose que la donnée soit « pensée à partir de son usage et non de sa nature » afin de refonder un système de santé en mettant les données au cœur de celui-ci tout en respectant la vie privée du patient.

Comment favoriser la médecine connectée et prédictive ?

Toujours selon ce rapport de l’Institut Montaigne cinq conditions devraient être remplies pour favoriser une médecine connectée et prédictive :

  1. L’émergence d’une filière de startups liées aux objets connectés de santé
  2. La normalisation des formats d’échanges
  3. Le développement d’une régulation des conditions d’utilisation des données de santé
  4. La refonte du protocole médical pour soutenir la prévention en santé
  5. La création d’un corps médical spécialisé

Des interrogations sur la protection des droits des individus :

Si « la révolution du Big data et des objets connectés crée d’immenses perspectives de création de valeur » elle suscite également « des interrogations nouvelles sur la protection des droits des individus ». L’enjeu consiste à garantir la confiance entre les différentes parties prenantes : les citoyens, les entreprises et les pouvoirs publics. C’est seulement en établissant cette confiance absolue que les acteurs pourront saisir les opportunités offertes et la France saisir cet important relais de croissance économique.

La question est posée mais la course est déjà largement commencée ; à toutes les parties prenantes, c’est-à-dire à nous tous (pas seulement les citoyens mais aussi les autorités, les institutions, les entreprises, etc.) de sortir de la suspicion, de la méfiance, voire de la défiance actuelle, vis-à-vis de la « donnée » et de créer ce véritable climat de confiance nécessaire pour un développement rapide d’une économie de la donnée dans le respect et la garantie des droits des individus.

Alors, attention, réguler les usages ne doit pas amener à priver la France de ces opportunités tant économiques que sociétales.

Institut Montaigne, rapport avril 2015: « Big Data et objets connectés. Faire de la France un champion de la révolution numérique » télécharger le rapport complet ou le résumé

Sept sports sur ordonnance : la fausse bonne idée… ???

Prescrition

Les députés ont voté par 24 voix contre une l’amendement 917 (art. 35) présenté par l’ex-ministre des sports Valérie Fourneyron, qui prévoit la possibilité pour le médecin traitant de prescrire (au même titre que les médicaments…) la pratique du sport aux patients atteints d’une affection de longue durée (ALD).

Réactions de l’ex et de la Ministre actuelle

Même si l’ex-ministre des sports rassure sur son blog (Loi Santé : un amendement en faveur du « sport sur ordonnance ») qu’il n’est « Pas question pour autant d’ouvrir la boite de pandore » et qu’il « n’est pas question non plus qu’un malade se fasse rembourser son abonnement dans une salle de sports » car le coût généré ne sera pas pris en charge directement par la caisse d’assurance maladie mais, en partie, par les réseaux «  sport santé bien-être » (dont les financements sont divers :  collectivités territoriales, mutuelles, caisses locales d’assurance-maladie, associations de patients…). Marisol Touraine, l’actuelle Ministre des Affaires sociales, de la Santé et des Droits des femmes était contre cet amendement en raison du coût potentiel de la mesure.

Indépendamment de la problématique de coût engendré par cette mesure, je m’interroge sur la productivité de cette idée.

Fausse bonne idée ?

Si je ne conteste pas les bénéfices de l’activité physique ou sportive dans de nombreuses maladies : cancer, diabète, insuffisance cardiaque, etc., je m’interroge sur l’impact de cette mesure sur les français.

Effets indésirables de la prescription du sport

La prescription du sport pourrait avoir des effets indésirables ou, tout au moins, inattendus. Notre système de financement de la santé, ou plutôt de notre système de soin, amène beaucoup de français à penser que « il n’y a que ce qui est remboursé qui est bon pour la santé ! ». Protocoliser le sport, c’est-à-dire le prescrire et le faire prendre en charge financièrement, ne fait que renforcer ce diktat. De plus, la prescription interviendrait le plus souvent en prévention secondaire (notamment cardiaque) alors que l’intérêt de l’activité physique ou sportive est surtout en prévention primaire.

Responsabiliser le citoyen

L’intérêt de la pratique d’une activité physique ou sportive devrait être inlassablement expliqué, encouragée, notamment par les professionnels de santé (mais pas seulement) afin de responsabiliser le citoyen et qu’il n’est pas à attendre une prescription médicale pour le faire…

L’association AIDES met le doigt à l’honneur !

Avec un doigt on peut tripoter, se tripoter ou se faire tripoter… mais avec un doigt on peut aussi se faire dépister. AIDES et l’agence JWT Paris lancent une campagne « SEXY FINGERS » pour le dépistage rapide du VIH avec un clip, un mini-site et une application Android.

Un clip « Restez dans le rythme ! »
Ce clip musical est diffusé notamment sur la chaine youtube AIDES et sur le mini-site. Après avoir vu tant de doigts jouer sur des instruments très spéciaux, le message de conclusion est clair « avec un doigt, vous pouvez aussi vous faire dépister du sida ».


Un jeu coquin
Si vous regardez longuement le clip, vous commencez à ressentir des fourmis dans les doigts et une envie irrésistible vous prend de vouloir essayer le jeu. Que ce soit sur le mini-site ou sur l’application Android, votre doigt anime des organes et provoque des sons spécifiques à chacun d’entre eux.


Tout cela pour découvrir le dépistage rapide démédicalisé
Grâce à ce clip, ce mini-site et cette application Android, les joueurs prennent connaissance du dépistage rapide du VIH réalisé par les militants de AIDES. Par une légère piqure sur un doigt, ce dépistage rapide permet extrêmement rapidement d’obtenir le résultat en respectant trois règles de base : anonyme, fait par les pairs et sans jugement. Pour AIDES, « se faire dépister doit devenir un geste aussi familier et convivial que de « parler cul » entre amis ou acheter sa baguette de pain. Le dépistage rapide par les pairs est idéal pour tous ceux qui sont directement concernés par l’épidémie et trouvent l’offre actuelle inadaptée pour eux : les gays, personnes migrantes, travailleurs du sexe, usagers de drogue… »

Dépistage du cancer du sein : légère diminution de la participation entre 2009 et 2010

Depuis 2004, le dépistage organisé du cancer du sein a été généralisé à toute la France et coordonné localement par 90 structures de gestion pour 99 départements. Ce programme de dépistage propose tous les deux ans, aux femmes âgées de 50 à 74 ans, un examen clinique des seins et une mammographie (de même qualité que celle réalisée dans le cadre du dépistage individuel) et propose, en plus, une vérification (deuxième lecture) de chaque mammographie normale en première lecture.

L’Institut National de Veille Sanitaire (InVS) a récemment publié les résultats de l’évaluation du programme de dépistage du cancer du sein en France.

Un taux de participation en légère diminution

Si en 2010, le nombre de femmes dépistées (2 360 000) a légèrement augmentée (expliqué par le vieillissement de la population), le taux de participation France entière a lui légèrement diminué. Ce taux de participation, qui était en constante augmentation pour atteindre 52.3% en 2009, ne fut que de 52.0% en 2010 alors que l’objectif européen du taux de participation est de 70%.

Une participation inégale selon les régions

Le taux de participation au dépistage organisé reste très différent d’une région à l’autre pour la période 2009-2010 :

  • Des régions avec des taux supérieurs à 60% (Pays-de-la-Loire, Limousin, Bretagne).
  • Des régions avec des taux de participation inférieurs à 45 % (Corse, Guyane, Île-de-France, Provence-Alpes-Côte d’Azur).
  • Paris, une exception avec un taux de participation extrêmement faible, et le plus faible, de 27,1%.

Ces taux de participation au dépistage organisé selon les régions et les départements sont représentés sur ces cartes et ces tableaux.

Un dépistage individuel

En France, il est estimé que plus de 10% de la population cible effectuerait un dépistage individuel ; ce pourcentage pourrait être largement supérieur à Paris expliquant ainsi le taux le plus bas de participation au dépistage organisé.

L’objectif du plan cancer 2009-2013

Le plan cancer 2009-2013 s’est défini comme objectif une augmentation de 15% de la participation au dépistage organisé ; un objectif ambitieux considérant que certains départements devront augmenter de plus de 50% ce taux.

Communiquer, expliquer, sensibiliser…

Il est donc particulièrement urgent et important de convaincre les femmes de participer à ce programme de dépistage organisé du cancer du sein en mettant en avant la qualité offerte par ce dépistage et sa gratuité, tant pour celles qui ne font jamais de mammographie, mais aussi pour celles qui les font en dehors de ce programme.

L’ARC récidive pour la « Journée mondiale contre le cancer »

En février 2010, à l’occasion de la journée mondiale contre le cancer, l’Association pour la Recherche sur le cancer (ARC) avait utilisé le Web 2.0 pour initier pendant un mois un dialogue entre chercheurs et internautes. J’avais, à l’époque, écrit un billet sur cette initiative À l’occasion de la Journée mondiale contre le cancer, l’Association pour la Recherche sur le Cancer utilise le Web 2.0 comme nouvelle corde à son « ARC ».

Récidive pour la « Journée mondiale contre le cancer » 2011

Probablement content du succès qu’ils avaient rencontré et toujours à l’occasion de la Journée mondiale contre le cancer (4 février 2011), l’ARC renouvelle une opération sur la toile intitulée « GRAND DIRECT DES CHERCHEURS« .

Un dispositif en deux temps

  • Jusqu’au 18 février, les internautes peuvent poser toutes leurs questions sur le site Internet « GRAND DIRECT DES CHERCHEURS » et dix experts y répondront. L’objectif est de de permettre de mieux comprendre où en est la recherche en terme de prévention, de dépistage et de traitements.
  • Le 4 février 2011, l’association va organiser un grand débat le « Grand Direct des Chercheurs« . Ce débat, animé par Michel Field, durera 2 heures et sera organisé en multiplex à Paris, Lyon et Marseille.
    Trois villes, trois plateaux, dix chercheurs répondront aux questions du public et des internautes. La participation est gratuite et ouverte à tous mais nécessite une inscription préalable sur le site (inscrivez-vous ici).

Un dispositif ambitieux

Le dispositif mis en place est ambitieux mais à la hauteur de la cause et des enjeux;
Pourquoi faire simple quand on peut faire compliqué… l’événement en multiplex me semble un peu complexe mais j’adresse tous mes vœux de succès à cette opération.

L’Afssaps est-elle indépendante, oui ou non ?


Depuis plusieurs années, nous entendons régulièrement dire par certains que L’Afssaps n’est pas indépendante parce qu’elle est largement financée par l’industrie pharmaceutique. Qu’en est-il vraiment ?

Remarque liminaire

Travaillant pour l’industrie pharmaceutique (voir À propos de l’auteur), j’ai, depuis l’ouverture de mon Blog, comme principe de ne pas écrire de billet sur les médicaments ; néanmoins, j’ai décidé de m’autoriser à écrire sur ce sujet. J’accepterai, toutes remarques ou commentaires, si ce possible conflit d’intérêt venait altérer l’objectivité de mon analyse.

L’Afssaps : qu’est-ce que c’est ?

L’Afssaps, Agence française de sécurité sanitaire des produits de santé a été créée par la loi du 1er juillet 1998 relative au renforcement de la veille sanitaire et du contrôle de la sécurité sanitaire des produits destinés à l’homme.

La mission de l’Afssaps

L’Afssaps a pour mission essentielle d’évaluer les bénéfices et les risques liés à l’utilisation des produits de santé. Sa compétence s’applique à tous les produits de santé destinés à l’homme : médicaments et matières premières, dispositifs médicaux, dispositifs médicaux de diagnostic in vitro (réactifs), produits biologiques d’origine humaine (produits sanguins labiles, organes, tissus, cellules, produits de thérapie génique et de thérapie cellulaire), produits thérapeutiques annexes, ainsi qu’aux produits à usage cosmétique et aux produits de tatouage. L’Afssaps est à la fois une agence d’évaluation et d’expertise et une agence investie d’une large délégation de puissance publique, dont le directeur général prend, au nom de l’État, plus de 80 000 décisions par an. (Pour en savoir plus, lire la fiche d’identité complète de l’Afssaps)

Les moyens de l’Afssaps

L’Afssaps emploie près de 1 000 personnes et a un budget de fonctionnement de 115,5 millions d’euros pour 2010 ; pour remplir ses missions, l’Afssaps s’appuie aussi sur le concours de plus de 2 000 experts « extérieurs ».

Les ressources financières de l’Afssaps

L’article L. 5321-2 du code de la santé publique précise que les ressources de l’agence sont constituées notamment par :

1.      Par des subventions des collectivités publiques, de leurs établissements publics, des organismes de sécurité sociale, de l’Union européenne ou des organisations internationales ;

2.      Par des taxes prévues à son bénéfice ;

3.      Par des redevances pour services rendus ;

4.      Par des produits divers, dons et legs ;

5.      Par des emprunts.

De plus, l’article précise que l’agence ne peut recevoir des dons des personnes dont elle contrôle l’activité.

Les questions soulevées par certains sur le financement de l’Afssaps

La question du financement de l’Afssaps revient de façon récurrente ; elle est évoquée notamment par les rapporteurs de la commission des affaires sociales du Sénat dans plusieurs rapports en 2006 ou 2007. Ces rapports estiment que « le mode de financement retenu n’est pas de nature à assurer l’indépendance de l’agence ». Cette opinion est partagée par la Cour des comptes et relayée par certains journalistes, hommes politiques, bloggeurs, intervenant dans les débats radiophoniques ou télévisuels, etc.

Cette situation laisserait croire que la politique budgétaire menée par le gouvernement vis-à-vis de l’agence traduirait un désengagement progressif au profit d’un financement par l’industrie pharmaceutique et poserait le problème de l’indépendance de l’agence vis-à-vis de cette industrie (même si cette procédure n’est pas spécifiquement française puisqu’elle est aussi pratiquée par plusieurs pays européens ainsi que pour le financement de l’EMEA). L’Afssaps se retrouve donc dans une situation paradoxale où son financement augmente en fonction du nombre de dossiers traités.

L’Afssaps peut-elle influencer son financement ?

La seule question licite à se poser est bien : l’Afssaps peut-elle influencer son financement ? Pour y répondre, nous devons nous interroger sur la façon dont elle pourrait le faire. Le financement de l’Afssaps étant principalement lié au paiement de taxes et redevances de l’industrie pharmaceutique, l’Afssaps peut-elle inciter à en payer plus. Ces taxes et redevances correspondent essentiellement aux dépôts (ou renouvellements) de dossiers d’AMM (Autorisation de Mise sur le Marché) ainsi qu’au dépôt obligatoire de tous les éléments publicitaires des médicaments. Il est aisé de comprendre que l’Afssaps ne pouvant en aucun cas en influencer le nombre reste totalement indépendante de l’industrie pharmaceutique.

Augmenter le financement de l’État

Certains proposent régulièrement de diminuer le financement de l’industrie et d’augmenter la part de l’état. Après les sénateur dans leurs rapports de 2006 et  2007, plus récemment Didier TABUTEAU, responsable de la Chaire Santé de Sciences politiques (Paris), écrivait dans un article paru dans Le Monde du 11 décembre 2010 : « …il faut revenir à un financement de l’Agence d’au moins 50 % par une subvention d’Etat, complété par la taxe sur le chiffre d’affaires des laboratoires pharmaceutiques, et supprimer tout lien entre ses ressources et le dépôt des dossiers. »

Ce qui m’agace !

Ce qui m’agace vraiment, c’est que dans les différents débats télévisuels ou radiophoniques auxquels nous pouvons assister, régulièrement et remis en cause l’indépendance de l’Afssaps parce qu’elle est largement financée par l’industrie pharmaceutique et jamais personne n’explique son mode réel de financement par les taxes et redevances. Ce qui m’agace aussi, c’est que le constat est fait depuis des années, soit par des politiques, soit par des hommes de la société civile est que rien ne change !
Pourquoi un fois pour toutes, nos chers députés ne pourraient pas voter un changement le mode de financement de l’Afssaps, ce qui serait simple et couperait court à toute discussion.
Doit-on attendre encore dix ans ?

Les clés pour comprendre l’application de la loi HPST à l’hôpital

La loi n° 2009-879 du 21 juillet 2009 dite « Hôpital, Patients, Santé, Territoire » est une loi sur l’organisation sanitaire et non son financement. L’objectif de cette loi est de permettre de mettre en place une offre de soins gradués de qualité, accessibles à tous et satisfaisant à l’ensemble des besoins de santé.

HPST : une loi aux multiples objectifs

La loi HPST est censée répondre à de multiples objectifs tels que :

  • Une organisation des soins optimisée pour les patients
  • Des professionnels mieux formés, responsabilisés et reconnus
  • Une meilleure organisation territoriale
  • Des établissements adaptés à leurs missions

Un guide pour comprendre

Le ministère de la santé et des sports vient d’annoncer la publication d’un guide, intitulé « HPST à l’hôpital – les clés pour comprendre ». Ce guide a été élaboré par l’Agence nationale d’appui à la performance des établissements de santé et médico-sociaux (ANAP) en partenariat avec la Direction générale de l’offre de soins (DGOS) et avec le concours du Centre national de l’expertise hospitalière (CNEH).

Pas uniquement pour les professionnels

Si ce guide s’adresse plus volontiers aux directeurs, membres des directoires et présidents de conseil de surveillance des établissements de santé, ainsi qu’à leurs correspondants des administrations centrales et agences régionales de santé, il peut aussi intéresser les non-professionnels par son côté pédagogique et ses 47 fiches consacrées à l’hôpital et à ses relations avec son environnement.

Plan du guide

  • Ce guide « HPST à l’hôpital – les clés pour comprendre » se décompose en 3 chapitres :
  • L’organisation interne de l’hôpital,
  • Les relations avec l’Agence régionale de santé et l’organisation de l’offre de soin,
  • La coopération entre établissements de santé.

Où le trouver ?

Ce guide, qui devrait être évolutif et actualisé au fur et à mesure de la parution des derniers textes d’application de la loi HPST est téléchargeable sur le site de l’ANAP ou sur celui du Ministère de la Santé et des sports

Télécharger le guide en cliquant ici


Mon compte Twitter @AlainClergeot

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